LA - NYC via Arlee & Livingston Montana

30 mai 2012

Petit guide de NYC non exclusif

Pour ceux que la visite d'une grande ville ne rebute pas (Gilles, c'est spécialement pour toi!), voilà quelques adresses et choses à faire qui nous ont plu:

- Pique-niquer à Central Park au milieu des touristes, des expatriés et des New-Yorkais. Pour la nourriture, vous ravitailler au Whole Food Market, magasin bio à Colombus Circle (un buffet de salade à tomber).

- Pour un souper vraiment bon marché, aller dans le midtown west (27th St, 28th St / Park Av., Lexington Av.) et choisir un restaurant indien, sourire non inclus, mais nourriture "good forrr you".

- Pour un apéro détendu (entre mai et juin seulement), petits stands au Madison Square Park, ambiance de quartier, essayer les jus de légume au bar Suzette.

- Ne pas manquer une promenade sur la High Line, ancienne voie de chemin de fer aérienne revisitée et végétalisée. Elle vous amènera au Chelsea Market, ancienne fabrique de biscuits reconvertie en galerie marchande bio chic.

- Se promener dans West Village, autour de Bleeker Street, de jolies maisons en brique et plein de bars et restos sympas.

- Pour revivre les temps de la prohibition, rendez-vous au Please don't tell (premier arrivé, premier servi). Trouver le bar à saucisse le Crif Dogs sur St Marks Place (East Village), entrer, vous rendre dans la cabine de téléphone (oui...) et décrocher le combiné. Vous laisser surprendre (mention spéciale aux cocktails: Cereal Milk Punch, Benton's Old Fashioned).

- Les weekends, se laisser tenter par un brunch à Brooklyn: Egg à Williamsburg ou Applewood à Park Slope.

- Déambuler dans Williamsburg sur Bedford Avenue la rue la plus indie et branchée de New York City. Faire un tour chez les Mast Brothers pour vous remplir les narines de l'odeur du chocolat noir confectionné sur place.

- Passer au Brooklyn Flea Market (quartier de Fort Greene) pour goûter aux confections surprenantes des artisans locaux (lait de cajou de chez Omilk, par exemple) et pour trouver des lunettes vintage.

- En vrac, tester ces restaurants: le Back Forty sur 190 Avenue B dans East Village (après s'être délecté d'un cocktail au Please Don't Tell), Ilili pour de la nourriture libanaise sur la 5th Av. entre la 27th et 28th St, Cookshop sur la 10th Av. entre la 19th et 20th St. pour trouver l'équilibre parfait des épices, Korea Spoon dans Korea Town (32nd St. entre Broadway et la 5th Av.) pour le fabuleux BBQ grillé devant vous par un serveur, L'Ecole sur 462 Broadway dans Soho (école gastronomique française, menu de trois plats confectionné par les étudiants, un régal pour 30$).

 

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28 mai 2012

New York City

Après le Montana et sa vie rurale, j'avais un peu l'impression de sauter du coq à l'âne: de la conduite contemplative des vieux pick-up aux klaxons furieux des taxis, du désert culturel d'Arlee au foisonnement de musées, des acres de forêt à perte de vue aux squares grillagés, des 2.65 habitants au kilomètre carré du Montana aux 25'835.21 de Manhattan, du vent sec de Livingston à l'humidité ambiante de la métropole digne d'un hammam. Quel décalage!

View from High Line1

Le choc a surtout été pour mes pieds. Premier dimanche, mes pieds souffrent de la chaleur dans mes ballerines. J'achète des sandales, histoires de libérer mes orteils. Lundi, il pleut des cordes, je nage dans mes sandales. Pendant deux jours d'averses, j'arpente les magasins de chaussures à la recherche d'une paire de bottes de pluie que toute New-Yorkaise digne de ce nom possède. Jeudi, la paire tant attendue me tend les bras dans une boutique. Depuis vendredi, une vague de chaleur s'abat sur la ville. Retour aux sandales. Le soir, je me fais bouffer les pieds par un gros moustique. Autant dire qu'avec 34°, des kilomètres de trotte, et les lanières des sandales sur mes pieds piqués qui gonflent, j'aurais mieux fait de porter dès le premier jour mes chaussures de randonnée, comme dans le Montana!

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19 mai 2012

Livingston, Part 3

04h30, départ de Livingston, je laisse derrière moi le Montana, qui m'offre un dernier lever de soleil spectaculaire alors que je m'envole pour New-York. Que retenir de mes trois semaines avec Mark et Caroline? Je ne serai probablement jamais une agricultrice biologique aguerrie, j'en ai appris si peu, et pourtant je repars avec l'impression d'avoir accompli une myriade de petits gestes qui compteront tout au long de la saison. Acquérir les connaissances nécessaires pour diriger une ferme comme celle-ci requerrait des années de lecture, d'apprentissage, d'observation, de tâtonnement pour trouver LE légume qui survivra au gel de mai, au vent de Livingston et aux assauts répétés des lièvres et des cerfs... Sans compter des connaissances poussées en mécanique, domaine dans lequel ne repose aucun espoir pour moi. Las, je rêve d'un petit jardin où je pourrais mettre à profit les quelques bases engrangées ici… à défaut, un pot de basilic ou de romarin en équilibre précaire au bord de la fenêtre de mon studio à Lausanne.

DSCF0551

C'est avec un pincement au cœur que je quitte le Montana, espérant secrètement que je reviendrais et me promènerais sous les branches ployant de pommes, de cerises et de poires, d'un verger planté de mes propres mains vingt ans auparavant.

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14 mai 2012

Livingston, Part 2

Le Montana vous offre ce qu'il a de plus brut lorsque:

 

- Vous transplantez patiemment des framboisiers et que soudain, un hélicoptère vous rase les cheveux, suivi de près par la voiture du Game & Fish Department (l'équivalent d'un garde-chasse en Suisse). Tous, à la recherche d'un ours baguenaudant dans la région, la cage préparée à son effet à l'arrière du van.


- Vous croisez enfin une star (Los Angeles se révélant pauvre en la matière au final) à la boucherie du coin. Un des écrivains les plus emblématiques de l'Ouest américain, Jim Harrison, auteur de Légendes d'automne. À défaut de Brad Pitt ou Robert Redford!  L'écrivain partageait une certaine ressemblance avec un ours grisonnant tout juste sorti d'hibernation. Oui, le Montana regorge d'ours de toute espèce.


- La décoration principale des bars consiste en: une truite géante empaillée (ou quelle que soit la méthode), tous les marquages de bétail du Montana en guise de tapisserie, les photos jaunies des meilleurs pêcheurs de la région, signées et accompagnées de la mouche préférée ad hoc.

- Vous frisez la crise cardiaque lorsqu'une simple caille s'envole bruyamment devant vous lors d'une randonnée. Sans vraiment vous en rendre compte, vous parlez très fort, tapez des mains et sifflez pour effrayer les éventuels ours de la forêt, et vous finissez par y croire vraiment.


- Une patte de cerf (oui, juste une patte) trône un beau matin au milieu de l'allée, sans doute dégagée des fourrés par le chien.

mouches

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10 mai 2012

Yellowstone National Park

Mardi, Vince (le wwoofer retraité) et moi sommes descendus au Yellowstone National Park, dont l'entrée Nord se trouve au sud de Livingston (euh, je me fais comprendre non?), sur la frontière entre le Montana et le Wyoming. Difficile de vous décrire le Yellowstone, qui est manifestement l'endroit le plus incroyable qu'il m'ait été donné de visiter. Les paysages, les couleurs, la faune, et les émotions ressenties en le traversant en font un de mes plus beaux souvenirs jusqu'à présent.

Départ de la ferme à l'aube afin d'arriver tôt et d'avoir une chance d'apercevoir le plus d'animaux possible. Certaines personnes m'avaient avertie que le Yellowstone, c'était bien plus beau que n'importe quel parc national, d'autres, que les animaux courraient les routes, et que vous n'aviez qu'à claquer des doigts pour observer des ours, des élans, des wapitis, des antilopes, des bisons, des mouflons, des chèvres des montagnes Rocheuses, etc. À cette période de l'année, toutes les routes ne sont pas ouvertes en raison de la neige, et nous avons donc roulé à peu près 200 kilomètres vers le sud. Mammoth Hot Springs, notre premier arrêt, est un ensemble de terrasses formées par les eaux chaudes calcaires, dont certaines sources se tarissent et d'autres naissent, changeant constamment cet édifice. Nous avons gravi ces traversins, passant de vasques d'un blanc laiteux à des rouges ferrugineux, le silence régnant encore à huit heures du matin. Les wapitis, étrangement attirés par ces eaux chaudes étaient légion autour de Mammoth Hot Springs et broutaient tranquillement tandis que le premier car de japonais se vidait. En chemin, nous nous sommes arrêtés à plusieurs bassins de geysers, dont les couleurs sont difficilement concevables, l'odeur, sulfureuse, l'ambiance, vaporeuse, la musique, un murmure volcanique. Geysers, fumerolles, mares de boues vous rappellent que vous vous trouvez au-dessus d'une chambre magmatique sous haute pression.

Grand Prismatic Pool

Nous sommes descendus jusqu'au Old Faithful Geyser, un des plus grands jets d'eau chaude et de vapeur au monde. Chaque 90 minutes plus ou moins, de l'eau jaillit. Par chance, nous y sommes arrivés à la minute même, un timing parfait. Chaque jet d'eau est différent du précédent et difficile à prévoir. Je m'attendais à quelque chose de bien plus impressionnant, ce geyser étant l'une des attractions majeures du parc. Mais nous n'allions pas attendre une heure et demi de plus pour comparer la hauteur de deux geysers consécutifs. Nous avions encore 200 kilomètres à parcourir pour remonter vers Livingston! Et je n'avais été guère gâtée par la faune, sinon par les bisons, les wapitis et les écureuils. Bien que le paysage surmontait toutes mes espérances, j'étais un peu déçue de ne pas avoir aperçu d'ours.

Mais l'aventure ne s'arrêta pas en si bon chemin. En l'espace de 50 minutes, nous avons croisé le chemin d'un grizzli, d'un loup, d'un troupeau de bisons peu dérangés par la circulation et d'un ours noir. Tout ça en restant dans notre voiture. Enfin... pas tout à fait! Comme je l'ai découvert en lisant le prospectus alors que nous rentrions à Livingston, la principale directive face à des ours est la suivante: "Si vous apercevez un ours en roulant, trouvez la prochaine aire de parking, arrêtez vous prudemment, et observez depuis l'intérieur de votre véhicule. Ne vous arrêtez pas au milieu d'une route et ne bloquez pas la circulation". La plupart des touristes n'en ont cure. Mais comment résister à un attroupement de personnes au bord d'une route, et à un capharnaüm de voitures qui annoncent quelque chose d'excitant? Des rangers doivent patrouiller afin d'exiger des touristes une distance de 100 yards entre eux et un ours. L'ours noir que nous avons vu mangeait tranquillement derrière des pins à une dizaine de mètres de la chaussée. D'après les touristes présents, c'était un sacré morceau. Mais je suis plus prudente (pour ne pas dire angoissée) que la plupart des gens, j'ai donc gardé une distance respectueuse... et puis d'abord 100 yards, je n'avais aucune idée de ce que c'était! Par contre, pour le grizzli qui nous est passé devant le nez, nous étions pratiquement seuls sur la route, et je n'avais aucune envie de mettre un pied dehors de la voiture alors qu'il reniflait négligemment dans notre direction. Et seulement une minute avant, j'avais eu le temps d'apercevoir un loup courir dans une prairie! Quelle poussée d'adrénaline, j'étais au summum de mon aventure américaine!

Bisons et Grizzli

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01 mai 2012

Livingston, Part 1

Six heures de bus entre Missoula et Livingston, un arrêt forcé pour réparer une fuite d'huile en chemin et des centaines de miles de paysage ont défilé sous mes yeux. Fini les collines douces et apaisantes de Missoula, me voilà entourée de hautes montagnes enneigées, au pied desquelles coule la Yellowstone River. Les rivières ici sont sauvages et sinueuses, se répandent au fond des vallées et créent des milliers d'îlots verdoyants en leur sein. Livingston et la Yellowstone ont servi de décor à plusieurs films, dont "Et au milieu coule une rivière" et "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux". J'ai déambulé dans la ville ce samedi, pendant mes heures de libre, et j'attendrai d'avoir vu la ville sous le soleil pour vous en dire plus. Ça n'avait pas vraiment l'allure d'un décor de cinéma sous la pluie, mais je peux déjà vous affirmer qu'il y a un monde entre Arlee et Livingston, du western spaghetti à Robert Redford!

La ferme se trouve à une trentaine de minutes à pied de Livingston; Marc et Caroline, les agriculteurs, habitent en ville avec leur petit garçon, Zach. Nous sommes deux wwoofers à vivre à la ferme pour l'instant, un troisième devant arriver mi-mai. Vince a 58 ans et profite de sa retraite pour faire du wwoofing ici et là. Deux choses à son sujet: il vient du Minnesota et je ne comprends rien quand il me parle / c'est le sosie de Woody Allen. Mais ce n'est pas un mauvais bougre, et il s'occupe de couper le bois pour alimenter le fourneau, ce qui est bien pratique :)

Il a soufflé sans arrêt depuis mon arrivée, un vent à décorner les boeufs, et des températures en-dessous de 10° la nuit. Nous nous sommes aménagés des lits de fortune dans la grange qui est le bâtiment communautaire (soyez tranquille, il dort dans la pièce qui sert de bureau). La grange est équipée de salles de bain, cuisine, grand salon, et surtout est chauffée en attendant que les nuits deviennent plus douces. Normalement nos chambres individuelles sont des bus plein de charme, mais dépourvus de chauffage et d'isolation. Le mien est une reproduction d'Into the Wild... heureusement que nous sommes fournis en nourriture par Marc et Caroline. Trois congélateurs sont remplis de légumes de la ferme, haricots verts, betteraves, brocolis, aubergines, tomates, et je n'ai pas encore atteint leur fond. Un régal, avec un peu de beurre à la poële!

bus1

Nous avons une centaine d'arbres fruitiers à planter à la main cette semaine, et avec tous les trous que je creuse avec ma pelle, pas besoin de faire de fitness le soir venu! Ce matin nous sommes arrivés au bout des poiriers, dont les noms français sonnent joliment dans la bouche des Américains: Beurré d'Anjou, Doyenné du Comice. Ensuite viendront les pommiers et les cerisiers. Le leitmotiv de Marc pour creuser les trous: penser que d'ici 20 ans, il pourra faire un alcool délicieux de ses fruits! On est pas si loin du Valais au final!

Cet après-midi, météo oblige, nous avons travaillé sous la serre, qui sert de nurserie pour tous les légumes et les plantes aromatiques qui seront transplantés plus tard dans les champs. Et contrairement au titre de mon blog, ça n'était pas un rêve pour les tomates. Ma tâche était d'éliminer les pousses surnuméraires dans les petits pots pour qu'un seul plant de tomate y croisse. À chaque pousse que je jetais par dessus l'établi, j'entendais le petit cri lancinant d'une tomate qui mourait. C'est dur le maraîchage :)

nurserie

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28 avril 2012

Ces choses étranges que les Américains font (entre autres)

- "Adopt a Highway" ou payer pour qu'un tronçon d'autoroute porte votre nom

- Appeler un événement "The Testicle Festival", je vous laisse imaginer ce qu'on y sert aux stands de nourriture

- Installer des chasses d'eau qui ne chassent pas l'eau, et en plus ne jamais mettre de brosses à chiottes (sûrement considérées comme des armes de destruction massive)

- Mesurer en mile, acre, fahrenheit, foot, pound, ounce, cubic inch, gallon, yard

- Vendre du fromage en siphon (comme la crème fouettée chez nous)

- Tenir son enfant en laisse (si, si, je vous jure, j'en ai vu au moins 3 à San Francisco, tiens, c'est peut-être pour éviter qu'ils roulent en bas des rues... non, en y réfléchissant bien, j'en ai aussi vu à l'aéroport de Seattle...)

- Acheter des cookies préparés spécialement pour nos amis les chiens chez le boulanger du coin

- Construire des portes de toilettes avec 2 centimètres d'espace entre le battant et le châssis, histoire de contrôler qu'aucun acte délictueux ne se produise durant votre pause pipi (oui, j'ai beaucoup de récriminations envers les wc)

 

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19 avril 2012

Arlee, Montana, Part 2

J'ai profité de mon jour de congé pour aller à Arlee, petit village sur le territoire duquel est installée ma ferme. Il m'a fallu quinze minutes pour traverser la campagne à vélo, et autant de chiens qui ont aboyé mon passage devant chaque enclos.

Arlee, une unique rue, quatre bars, une station d'essence, trois églises, six cents habitants. J'avais jusqu'ici voyagé en évitant la caricature des USA, les gens rencontrés étaient chaleureux, l'épidémie d'obésité pas si effroyable, et je n'avais mangé que deux hamburgers (et encore, végétariens...) en cinq semaines et demi, tout ça sans boire une goutte de Budweiser.

Mais Arlee est une authentique expérience du Far West. Far Far West. Je suis arrivée au milieu de la rue principale, et il y a 150 ans de ça, j'aurais été un cowboy raclant mes éperons sur le sol poussiéreux, des buissons secs déboulant de derrière le saloon pour m'accueillir dans ce patelin sordide. Je me suis pourtant acclimatée facilement à l'accent américain, mais lorsque j'ai entendu parler deux ranchers sur le parking, j'ai vérifié s'ils machouillaient leur dentier pour que leur prononciation soit aussi incompréhensible. Non, ils étaient trop jeunes pour ça, ils étaient simplement de la région. Devant la station service, une femme changeait à la main le prix de l'essence avec des affichettes jaunies par les années. A l'intérieur du magasin, les gens croisés semblaient étrangement tous de la même famille. Je m'arrête là, sinon vous croirez que je fais un remix de la comptine "compère qu'as-tu vu?".

skull

Mais le but de ma visite était un tea-room/gallerie d'art, implanté de manière saugrenue à Arlee. Le dîner était délicieux, les desserts faits maison valaient le déplacement, et la jeune serveuse sympathique (et bien qu'elle m'ait avouée être née et restée depuis toujours à Arlee, elle ne devait pas faire partie de la même famille que les autres gens précédemment rencontrés). Comme j'étais l'unique cliente en dehors de Chuck, un habitué, nous avons discuté des raisons de ma présence à Arlee (mon accent ne trompe personne ici...). Elle était abasourdie d'apprendre que j'avais toujours rêvé de venir dans le Montana, alors qu'elle devait sans doute projeter de s'en aller dès que possible. Et au vu du charme d'Arlee, je ne pouvais que la comprendre!

 

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13 avril 2012

Arlee, Montana, Part 1

Arrivée vendredi à Missoula sous la neige, il me semble que plus j'avance dans mon voyage, plus le printemps me fuit. Mais cette impression ne dure que le temps de m'installer. Voilà que toute la semaine j'ai travaillé au soleil, en t-shirt, laissant derrière moi le teint de citadine pour adopter celui de fille de la campagne (ainsi qu'un coup de soleil incongru au fond des reins qui m'a empêché de dormir sur le dos). Ma tâche quotidienne: désherber les prés où commencent à pointer des fleurs locales sauvages. Ces dernières seront contrôlées et chouchoutées minutieusement toute la saison afin d'en récolter les graines (parfois pas plus grandes qu'une lente de pou... désolé pour l'image, mais c'est la seule chose qui me venait à l'esprit lorsque j'ai observé le stock de l'année passée). Le but de la ferme dans laquelle je me trouve: restaurer la flore des paysages endommagés par le feu, les mines désaffectées ou par une pollution quelconque. Six heures de désherbage par jour, et voilà que j'ai les doigts ankylosés, les poignets courbaturés, et les index douloureux comme après une dissertation universitaire. Mais quelle satisfaction lorsque tirant sur une tige apparaît une racine de plus de quarante centimètres, qui va devenir la référence, chaque tige arrachée devenant un nouveau défi. Oui, désherber devient une obsession après quelques heures sous le soleil!

yellowbells

La vie à la ferme est agréable, et je n'ai pas vraiment l'impression de travailler, au milieu des chants d'oiseaux, des chevaux qui s'ébrouent et des poules qui caquettent. Le paysage autour de ma cabane est magnifique et les couleurs changent au gré de la météo. Mes hôtes sont jeunes, dynamiques et sympas, et font en sorte que je me sente à la maison chez eux. Leur chien m'accompagne dans les prés, et se dore la pilule alors que je m'acharne sur mes herbes. Ils étaient très surpris lorsque je leur ai demandé si le nom du chien, Dersu, venait du film éponyme Dersu Uzala. Je suis la première personne à reconnaître la référence: merci le ciné-club du collège des Creusets, je n'aurai pas vu ce film pour rien (contrairement à ce que j'ai pu penser à l'époque).

View from my cabin

 

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06 avril 2012

Napa Valley, CA

Quand je vous disais que les vallées du vin en Californie ressemblent un peu à la Toscane, ça n'était pas exagéré. Un propriétaire encaveur mégalomane a même reconstitué un château médiéval toscan, en important pièce par pièce les matériaux depuis l'Italie... Ce qui donne ça (je suppose que pour les touristes qui n'ont jamais mis les pieds dans d'authentiques châteaux européens, traverser un pont-levis ça vaut les 33$ la visite...):

Castello di amorosa, Saint Helena

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